L’hôpital du Gros Caillou, hôpital de la Garde impériale

L'origine de cet hôpital date de 1757 par une "lettre patente sur arrêt pour un l'Etablissement d'un hôpital militaire à l'usage des soldats du régiment des Gardes Françaises" du 30 juillet 1757. Par arrêt du Conseil d'Etat le roi autorise le duc de Biron à acquérir en son nom et pour son compte "les maisons et emplacements qui seroient estimés indispensable pour l'Etablissement" de cet hôpital ; il met à disposition une somme pouvant atteindre 300.000 livres.

L'hôpital serait

3.20 installé en 1759, il passe à la ville de Paris lors de la suppression des Gardes françaises en août 1789.

Le 8 mars 1802 un arrêté réorganise la garde des Consuls et affecte l'hôpital du Gros-Caillou au corps de la Garde. Pour son fonctionnement sont notamment affectés 1 médecin, 6 chirurgiens et 4 pharmaciens.
Sa création est décidée le 29 juillet 1804 (article 37 du décret du 1er thermidor). Il prévoit la création au 129-131 rue Saint Dominique d’un hôpital spécial destiné à la Garde impériale : l'hôpital du Gros-Caillou.


Bonaparte ayant apprécié au combat durant la campagne d’Egypte, les qualités de Percy alors jeune chirurgien, le nomme à son retour à Paris, chirurgien en chef de la Garde des Consuls et de l'Hôpital de la Garde le "Gros Caillou", il restera pendant quatre ans.

En 1810, cet hôpital qui comprend 24 salles de 18 à 20 lits, peut accueillir 450 malades. Le 24 août 1811, le nombre des officiers de santé est augmenté : il passe à deux chirurgiens de 1er classe, cinq chirurgiens de 2ème classe, treize de 3ème classe. Pour les pharmaciens : un pharmacien de 2ème classe et quatre de 3ème classe.

En 1813, Dominique Larreey est le chirurgien en chef. Les effectifs de chirurgiens de différentes classes sont de 4/11/23. Le pharmacien en chef est Brunoy, les deux pharmaciens de 1ère classe Aylon et Lagarde, les quatre pharmaciens de 2ème classe Fourcy, Rastou, Sureau fils et Toussaint, dix pharmaciens de 3ème classe : Aubry, Barillet, Fournier, Lecomte, Levasseur, Mortier, Nachet (jeune), Porchet, Robert, Tailleur.

Il sera démoli en 1899. Tout ce qui subsiste de cet hôpital est la "fontaine de Mars" au 129-131 rue Saint Dominique elle est édifiée en 1806 sur un dessin de l'ingénieur François-Jean Bralle.

Le quartier du Gros Caillou est encre présent sur de nombreuses cartes de Paris actuellement.

 

 

Bibliographie

Alain Pigeard. Le service de santé de la Garde impériale.Tradition magazine. 2012, 259, 5-12.

Maurice Bouvet. L'hôpital des Gardes-Françaises devenu "du Gros-Caillou". Revue d'histoire de la Pharmacie. 1957, 45, (157), 178-182.

Alexandre Dumas. La Contesse de Charny. L'hôpital du Gros-Caillou. Chapitre CXIX.

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