François-Zacharie Roussin (1827-1894)

François-Zacharie Roussin naît le 6 septembre 1827 aux Grands-Moulins, en la commune du Vieux-Vy-sur-Couesnon petite commune de l'Ile et Vilaine

Après son baccalauréat, il quitte sa famille et entre en pharmacie à Rennes puis part à Paris en 1848 pour préparer et réussir en 1849 le concours d'internat des hôpitaux de Paris.

grâce à ses travaux, il devient lauréat du premier prix de l'internat pour les quatre années successivement. En 1851 et 1852, il est lauréat de l'Ecole supérieure de Pharmacie de Paris. il publie en 1852 une nouvelle méthode simple et rentable de synthèse du nitroprussiate de sodium

Roussin se présente au concours du service de santé militaire et il est admis dans le corps des pharmaciens militaires en janvier 1853.

Il est muté en Algérie et il est affecté successivement à l'hôpital militaire du Dey à Alger durant trois mois, puis aux ambulances de la colonne expéditionnaire du Haut-Sebaou en Grande Kabylie (6mois) puis trois années à l'hôpital militaire de Teniet-al-Hââd où il prépare son concours pour l'agrégation et il y continue ses recherches et ses publications. Il s'intéresse notamment à la géologie et la météorologie locale et à une nouvelle méthode de syntroussinhèse de l'acide iodique.

En 1857, il est appelé comme surveillant au Val-de-Grâce. L'année suivante, il est nommé sur concours professeur agrégé de Chimie et de Toxicologie et entre au conseil de la société Chimique de Paris puis devient membre de la Société de Pharmacie et rédacteur des Annales d'Hygiène publique et de médecine légale.

il multiplie, dans le service de la pharmacie hospitalière du Val-de-Grâce dirigé par Coulier, les découvertes dans le domaine de la chimie : les nitrosulfures doubles de fer, une méthode de contrôle de la pureté du chloroforme, technique de synthèse du cyanogène.

En 1858, il devient expert-chimiste près du tribunal de première instance de la Seine.

En 1861, en plus de ses activités hospitalières, de ses cours et de ses expertises, il mène des travaux brillants sur la naphtaline.

En 1867, Roussin tombe gravement malade mais il se remet.

En mai 1870, un complot est démasqué et Roussin fait l'examen des bombes prévues pour cet attentat.

A la déclaration de guerre contre l'Allemagne, Roussin est sous-directeur de la Pharmacie Centrale de l'Armée. Il reste à Paris durant son siège et l'instauration de la Commune, après la défaite et l'armistice du 20 janvier 1871.

Ne voulant pas accepter les ordres d'un membre de la Commune pour un transfert de fonds, il est arrêté. Après une semaine, Roussin est libéré et réussi à passer les lignes prussiennes.

De retour à Paris à la fin de la Commune, il rejoint son ancien poste et en 1873 il est nommé pharmacien principal de 2ème classe et envoyé à Lyon comme pharmacien en chef de l'hôpital militaire.

En 1875, de retour à Paris, il est nommé Pharmacien principal de 1er classe et reprend ses recherches sur les colorants et passe un accord avec l'industrie pharmaceutique pour l'exploitation de ses découvertes.

Malgré ses hautes fonctions il est muté en Algérie.

Il refuse cette mutation et démissionne en 1879 et crée son laboratoire où il travaille jusqu'à sa mort. Celle-ci survient en 1894, à l'âge de 72 ans axphyxié par le gaz d'éclairage dans son laboratoire.

 

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Bibliographie :

Ivan Ricordel dans : Cinq siècles de pharmacie hospitalière. 1495-1995. 1995 ; 345-351. Hervas ed.