Joseph-Bienaimé Caventou (1795-1877)

JB Caventou

Joseph-Bienaimé Caventou est né à Saint Omer dans le Pas de Calais , le 30 juin 1795 dans une maison située en haut de la rue Saint Bertin au numéro 7.

Sa mère est Marie Josephe Labre (177-1848) et son père Pierre Vincent Caventou (22/1/1772-21/11/1856), celui-ci est un pharmacien aux Armées de la République en poste à l'Hôpital militaire de Saint Omer. C'est dans cet hôpital militaire que Joseph Bienaimé Caventou débute ses études de pharmacie.

A l'annonce du débarquement le 1er mars 1815 de Napoléon I de retour de l'Ile d'Elbe, il s'engage à 20 ans dans la pharmacie militaire durant les Cent jours.

En 1816, il réussit l'internat en pharmacie qui n'a une année d'existence et se place cinquième

En 1819, Caventou fait la connaissance de Joseph Pelletier () , son aîné de 7 ans, professeur adjoint à l'Ecole de Pharmacie de Paris. De cette fructueuse collaboration avec Joseph Pelletier va surgir d'importants travaux dont la découverte de la quinine (1820). Ses découvertes permettent sa nomination dans la section pharmacie de l'Académie Royale de médecine en 1821.

12 avril 1822 à Saint Mandé, il se marie à Anne Celeste Coralie Matignon (1802-1833) dont il aura deux enfants Eugène Pierre Marie Joseph en 1824 lui aussi pharmacien et en 1828 une fille Coralie Catherine Adèle Elisabeth (1828-1884).

Après le décés de son épouse en 1833, il se remarie le 25 novembre 1834 à Paris (1er) à Elisabeth Antoinette Matignon (1806-1879) sa belle-soeur.

Après avoir acquis une pharmacie, rue Gaillon, Caventou est nommé professeur adjoint à l'Ecole de pharmacie de Paris, en remplacement de Bussy, promu professeur de Chimie.

En 1834, une ordonnance royale crée deux nouveaux cours : celui de physique élémentaire appliquée à la pharmacie et celui de toxicologie. Caventou prend en charge la toxicologie par une ordonnance royale datée du 19 octobre 1834.

Il poursuit sa carrière jusqu'à sa demande de mise à la retraite, en 1859 à 64 ans. Il partage alors son temps entre ce qui était une « petite campagne », à Saint-Mandé, sa maison familiale de Saint Ouen, et un chalet à Saint-Valery-sur-Somme.

Caventou s'éteint à une heure du matin le 5 mai 1877 à 81 ans à son domicile parisien 29 rue de la Sourdière dans le 1er arrondissement. Sa tombe se situe dans le cimetière de Saint Mandé 94.

 

Pharmacien militaire, chevalier de la légion d'honneur, professeur à l'Ecole supérieure de pharmacie de Paris, Président de l'Académie de Médecine, Président de la Société de Pharmacie de Paris.

Bibliographie

Société d'histoire de la pharmacie : http://www.shp-asso.org/index.php?PAGE=caventou

généalogie simplifiée de B Caventou : http://alain.bugnicourt.free.fr/cyberbiologie/biogenepub/caventou.pdf

Dorveaux Paul. Apothicaires membres de l'académie des sciences : XIII. Bertrand Pelletier. Revue histoire de la pharmacie. 1937, 25, (97) 5-24.

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