Référence : Thèse de Sylvie Oullieux . "contribution à l'histoire de la pharmacie : les pharmaciens de la grande armée" université Claude Bernard Lyon I, 5 décembre 1986.

SALAIGNAC Jean-Pierre (1779-)

Né le 17 juillet 1779 à Bayonne d'un père pharmacien.

Aide-major à la Grande Armée, 11 ème corps, 34ème division le 9 août 1812.

Il refuse sa commission le 14 août 1812 pour voler au secours de son père atteint d'une grave maladie. Il avait d'ailleurs déjà demandé d'être rattaché à la 11 ème division pour cette même raison. "sans prétendre m'arrêter dans mes recherches, bien au contraire, désirant m'attacher à de fonctions qui me rapprochent de mes goûts en me fournissant de plus grandes occasions de m'instruire, je viens Monseigneur, solliciter de votre bienveillance une commission de pharmacien major dans la 11ème division militaire. Je prends la liberté, Monseigneur, de désigner la onzième division dans l'objet de satisfaire à un sentiment bien naturel, celui de rejoindre un père octogénaire, accablé des infirmités de la vieillesse attendant les soins et secours d'un fils bien aimé". Lettre au Ministre de la Guerre fait à Paris le 24 février 1812.

C'est un chercheur, qui se qualifie lui-même de "pharmacien-chimiste" et qu il reçoit une lettre de reconnaissance de Parmentier concernant "le perfectionnent qu'il a donné au "sparadrap", médicament dont l'usage est si étendu dans les hôpitaux militaires et dans les pansements qui se donnent sur les champs de bataille" (lettre du 17 août 1812 au Ministre).

Il avait au préalable servi durant six ans dans la Marine et avait et chargé à plusieurs reprises du service en chef des hôpitaux militaires de la 11ème division.

Ses compétences de chimiste sont reconnues :

- il découvre le moyen d'employer le bleu de Prusse pour diminuer la consommation d'indigo,

- il réalise différents mémoires sur les essais chimiques,

- il réalise le premier l'analyse d'une source d'eau minérale "sulfurente" sur le territoire de Cambo : le Préfet des Basses-Pyrénées ayant proposé d'y établir un établissement pour les militaires blessés.

 

SALES (-)

Il est noté dans les notices de Coste.

"honneur à la mémoire de Monsieur Salés, pharmacien de troisième classe, élevé dans notre Ecole de Strasbourg ! Il a puisé les causes de sa mort dans les hôpitaux de Brunn très insalubres après la bataille d'Austerlitz. Salés est regretté de tous ceux qui ont eu des relations avec lui. Il fut un excellent camarade, un ami sur. Ses connaissances en histoire naturelle étaient étendues. Il s'était particulièrement adonné à la botanique et une rare modestie ajoutait à son mérite".

 

 

SAXE Joseph Victor (1752-)

Né le 21 juin 1752 à Annecy.

1ère classe à l'armée du Midi le 20 juin 1792.

Pharmacien en chef à l'armée des Alpes le 15 messidor an 3. A l'hôpital militaire de Chambery le 24 vendémiaire an 6 puis en Batavie le 22 ventôse an 6.

1ère classe à l'hôpital militaire de Chambery le 22 germinal an 7. A l'armée d'Italie le 1er floréal an 8, puis celui de Grenoble le 14 floréal an 9 et celui de Montcallier le 6 vendémiaire an 11.

2ème classe à l'hôpital militaire de Grenoble le 6 floréal an 11.

1ère classe à Montcallier le 6 vendémiaire an 12.

Principal à l'armée de Naples le 30 fructidor an 13 puis pharmacien chef de cette armée le 15 juin 1806.

1ère classe à la division formée à Vérone (35ème division de la Grande Armée) le 11 octobre 1812. Son amertume sur son grade de première classe fait l'objet de la lettre suivante :
"un nouvel ordre m'attache à la trente cinquième division de la Grande Armée avec le simple titre de major. Ce n'est ni par vanité ni l'amour propre qui me font réclamer, je suis prêt à servir en quelque qualité que ce soit, ma famille et mon peu de fortune ne me permettant pas de me retirer, mais ayant toujours rempli mes devoirs, le déplacement sans la titre dont j'ai exercé les fonctions pendant dix ans, peut donner lieu à mes camarades de penser que j'ai démérité.
Je me trouve après de longs services dans une sorte d'avilissement, je vais commencer cette campagne à laquelle je n'espère pas résister. Je suis père d'une famille qui a besoin de moi
. (lettre du 13 novembre 1812).

Principal à la réserve de Cavalerie de la Grande Armée le 15 avril 1813, il a 60 ans. Prisonnier à Hanau (Etat du 22 novembre 1813) il rentre de captivité le 8 juillet 1814 et il est licencié à cette époque.

Major avec le titre de Principal à l'hôpital militaire de Bourbonne-les-bains le 18 novembre 1814.

Principal au 7ème corps d'armée le 17 avril 1815 et licencié à l'âge de 63 ans le 16 août 1815.

 

SAXE (fils) (-)

Fils de Joseph Victor Saxe, une feuille de liquidation nous apprend qu'il est employé à la Grande Armée à Erfurt en 1813 comme pharmacien major puis licencié le 2 juin 1814.

SCART Paul Eugène (1793-1813) +

Né le 24 septembre 1793 à Chevillon dans l'Ainse de parents cultivateurs.

Il fait 4 années d'études.

Sous-aide-major au corps de l'Elbe le 12 octobre 1811.

Il décède à Wilna, à l'hôpital de Dolotchina, le 17 janvier 1813 par suite de fièvres à l'âge de 20 ans.

 

SCULFORT Antoine Joseph (1760-1813)+

Né le 23 février 1760 à Avesnes dans le Nord de parents marchands drapiers.

Elève au camp de Paris le 8 septembre 1782 puis licencié le 8 décembre 1792.

Sous-aide-major à l'armée des Côtes le 21 mai 1793, il est à l'armée de l'Ouest le 11 brumaire an 4. Licencié le 19 juin 1797.

A l'armée de Sambre et Meuse le 4 novembre 1797 puis dans les hôpitaux militaires d'Anvers le 13 floréal an 6, de Mons le 4 fructidor an 8 et d'Aix le 15 fructidor an 9. Licencié le 21 frimaire an 10.

A l'hôpital militaire de Bruxelles le 14 prairial an 11.

Aide-major aux hôpitaux de la 24ème division le 6 juin 1811 puis à ceux de la 25ème division le 14 juillet 1811.

A l'hôpital militaire de Nimègue où sa santé se dégrade suite "aux fièvres gagnées dans l'ile de Walcheren".

Major à la Grande Armée le 29 mars 1812. L'Etat du 15 février 1813 le présume tué près de Gumbinnen lors de la retraite de Russie, sa femme demande de ses nouvelles "ignorant le sort de son mari et celui de son fils ainé qui accompagna son père dans la dernière campagne de Moscou"

Les inspecteurs généraux en réponse à cette interrogation donnent la version des faits :

Département de la guerre le 29 novembre 1814
"l'un des inspecteurs généraux du service de santé militaire, déclare qu'à son départ de Wiolna, le 9 décembre 1812, il a vu M.Schulfort, pharmacien major de la grande armée ; qu'ensuite il l'a rencontré avec votre fils et qu'il n'a plus reçu depuis de ses nouvelles, seulement il a entendu dire qu'il était mort au environ de Gumbinnen. (Laubert).

Le soussigné Inspecteur général ex-chirurgien en chef de la Grande Armée déclare avoir entendu dire comme son collègue M. le chirurgien Laubert, que M. Schulfort, pharmacien major de la dite armée était mort aux hôpitaux de Gimbinen de l'effet de la congélation et de la maladie épidémique". Paris 30 novembre 1814. Baron Larrey.

 

 

SCULFORT Louis (-)

Né à Avesnes de parents marchands.

2èeme classe au camps de Boulogne le 11 pluviose an 12 puis détaché à l'hôpital militaire de Lille.

Voici un extrait du rapport présenté à la veille de la bataille d'Austerlitz le 9 brumaire an 14 (31 octobre 1805) :

"sur un rapport du directoire des hôpitaux le Ministre a décidé le 2 brumaire du présent que sur le nombre des pharmaciens à l'hôpital militaire de Lille, un aide et deux sous-aides devraient recevoir une autre destination. On propose d'envoyer à la Grance Armée MM Sculfort aide major, Demarle sous-aide. Ces deux pharmaciens avaient été détachés dans un moment d'urgence pour le service de l'hôpital militaire de Lille. Aujourd'hui que les besoins ont cessé, il est naturel de les renvoyer à leur poste." Rapport au Ministre directeur de l'administration de la guerre; 2ème section, bureau particulier des officiers de santé. Le 9 brumaire an 14.

Aide-major à la Grande Armée, 4ème corps, 1ère division en brumaire an 14. Il ne rejoint pas, étant retenu à Lille par une grave maladie (Etat de Brunoy 1er mai 1806).

 

 

SIGUES (-)

Pharmacien major à l'hôpital militaire d'Arbeitshaus à Vienne à la fin de l'année 1809 et au commencement de 1810.

SERULLAS Georges Simon (1783-1832)

Georges-Simon Sérullas est né le 2 novembre 1774 à Poncin dans une petit ville de l'Ain d'un père notaire.

Il s'agit d'une famille noble d'origine espagnole. Il fait ses études au collège de Nantua.

En 1791, il s'enrole comme simple soldat au sein du 3 ème bataillon des volontaires du département de l'Ain.serullas

Le gouvernement ayant décidé de recourir aux jeunes soldats les plus instruits pour les affecter aux ambulances, Sérullas est muté le 1er août 1792 à l'hôpital militaire de Grenoble, centre formateur des officiers de santé. Il embrasse alors la carrière d'apothicaire militaire.

Après une année d'exercice, il est envoyé à Saint Jean de Maurienne auprès d'un autre pharmacien militaire illustre, Laubert qui va l'initier à la botanique, à la physique et à la chimie.

En 1793, Sérullas devient pharmacien major et rejoint l'Armée d'Italie. Lodibert évoque son souvenir en ces termes :

"aux ambulances de l'armée d'Italie, il devient le préparateur d'un cours de chimie qu'entreprit à cette époque à l'hôpital d'Oneille M. Laubert., le Nestor de la pharmacie militaire?

Sous ce maître habile, Serullas exécute pour la première fois les belles expériences de la chimie pneumatique ; il y consacre tous ces momens. Les mouvemens de l'armée l'arrache de nouveau travaux du laboratoire : il est désigné pour remplir les fonctions de pharmacien major à l'ambulance légère du quartier général le 21 novembre 1726 et obtint peu après le brevet de ce grade. A la paix de Loeben le 13 avril 1797 Serullas fut placé à Padoue, il reprend aussitôt ses études à l'université de cette ville et se met en devoir d'obtenir un grade académique en rapport avec la pharmacie. Il se fait recevoir Maître ès arts et se disposait à prendre le diplôme de Docteur es sciences lorsqu'une grave maladie causée par ses veilles pour étudier, vint l'accabler et le laisser tellement languissant qu'il voulu demander à se retirer du service. Les conseils de M. Laubert furent seuls assez puissans pour le détourner de cette intention, et pour le conserver dans nos rangs.
Il fut immédiatement après désigné pour faire partie de la deuxième expédition d'Egypte. Il se rend à sur la Méditerranée mais le désastre de la bataille navale d'Aboukir le 2 août 1798 défendant à la flotte de quitter Toulon il profita de son séjour dans cette ville pour suivre les exercices de l'hôpital d'instruction des armées où Laugier professait alors la chimie.

Rappelé en Italie, Serullas fut frappé par la réforme qui s'opérait dans le personnel du service de santé; il fut employé comme aide-major jusqu'à ce que, peu de temps après, Parmentier lui fit rendre son grade de major en 1801.

Il réchappe du typhus qui sévissait alors en Italie et après la bataille de Marengo, Serullas demande un poste sédentaire, il obtint la direction de la pharmacie centrale de Turin en 1803et plus tard celle du service pharmaceutique de l'hôpital d'Alexandrie le 20 décembre 1810 jusqu'en février 1811. C'est alors qu'il s'occupa avec son ardente activité de la fabrique du sucre de raisin..Il lui fut décerné une médaille d'or au concours sur la matière sucrée des végétaux...

Nommé pharmacien Principal pour la campagne de Russie, une fièvre intermittente retarda son départ et conserve ainsi Serullas à la science..

Il ne pu rejoindre la Grande Armée que début 18013, il devint pharmacien Principal du 3ème corps commandé par le Maréchal Ney le 21 mars 1813. C'est alors que j'eus le bonheur de me trouver sous ses ordres et de recevoir de fréquents témoignages de sa bienveillance, de son amitié.

A l'époque de la bataille de Leipzig, Serullas courut de très grands dangers et fut forcé de se jeter dans la forteresse de Torgau où il partagea le triste sort de la garnison...

Rentré en France en 1814, il fut chargé d'un service de surveillance et d'inspection des nombreux hôpitaux encombrés à Paris de malades des alliés. Dans cette position Serullas employa tous ses momens de loisirs à se mettre au niveau des connaissances et découvertes du jour. On le vit assidûment sur les bancs des amphithéâtres de chimie et d physique du Jardin des plantes et des collègues Du Plessis et de France. Combien de fois ne suis-je pas trouvé assis auprès de lui, admirant son attention et recueillant ensuite de sa bouche des répétitions et des éclaircissements qu'il se faisait un plaisir de donner sur les leçons savantes de Vauquelin, Laugier, Gay-Lussac et Biot, que nous venions d'entendre.

C'est ainsi que dans sa modeste de chambre du quartier Saint Jacques, le premier il se rendit témoins du mouvement giratoire du camphre sur l'eau. Phénomène qu'il devait plus tard retrouver et expliquer par la réaction des alliages de potassium et de sodium sur le mercure humide".

Serullas est nommé Principal au 4ème corps d'armée le 11 avril 1815 et fait la campagne de Belgique et il est licencié le 5 août 1815.

"A la réorganisation du service de santé et des hôpitaux d'instruction militaires, Serullas fut chargé de l'hôpital militaire de Metz d'abord comme second professeur puis comme premier professeur le 4 février 1816 et Il dispense des cours publics de chimie et entreprend des recherches sur le brome, l'iode et certains acides (voir ouvrages et travaux).
En 1825 il passe à l'hôpital du Val-de-Grâce.

Les découvertes dont il enrichit la science concernent spécialement le potassium et les alliages ; la présence d'arsenic dans les pré&parations antimoniales ; le carbure de potassium et d'antimoine, le proto et per-iodure de carbone, le iodure de cyanogène, le brome et ses combinaison, le gaz acide chloro-cyanique... Ces travaux tous faits au péril de sa vie sur les corps les plus délétères et qui donnèrent naissance à des composés des plus étonnans que la chimie puisse créer élevent Sérullas au fauteuil académique (il remplace Vauquelin le 28 décembre 1829) et l'appelère à s'assoir au Jardin des Plantes dans la chaire de son ami Laugier lorsque l'impitoyable mort vint le frapper au milieu de ses projets... " Discours aux lauréats de la pharmacie militaire Lodibert vers 1833.

Il fut également président de la société de pharmacie et officier de la légion d'honneur.

Décédé à l'age de 58 ans le 25 mai 1832 à 13h00 emporté par le choléra. Ses funérailles se firent aux frais de l'Etat qui rendit ainsi un hommage national à sa mémoire. Il est enterré au Père Lachaise.

 

Ouvrages et travaux :
  • Charbon fulminant ou carbure de potasium et d'antimoine en 1821.
  • Moyen d'enflammer la poudre sous l'eau, à toute profondeur, par le seul contact de l'eau. Préparation des matières nécessaires pour obtenir ce résultat. Metz. 1822.
  • Notes sur l'hydriodate de potasse hydrolique. Hydroiodure de carbone, moyen d'obtenir, à l'instant, ce composé triple. Metz 1822.
  • Sur l'iodure de carbone ; nouveau moyen de l'obtenir. 1823.
  • Nouveau composé d'iode et de carbone, ou proto-iodure de carbone, 1824.
  • Nouveau composé d'iode, d'azote et de carbone, ou cyanure d'iode; mémoire présenté à l'Académie royale des sciences de l'Institut. Metz. 1824.
  • Nouveaux composés de brome-ether hydrobromique et cyanure de brome : solidification du brome et de l'hydrocarbure de brome. 1827.
  • Observation physico-chimique sur les alliages du potassium et du sodium avec d'autres métaux. Metz. 1821.
  • Observation sur la Notice historique publiée par M. Davy concernant les phénomènes électro-chimiques. 1827.
 

 

Références

Thèse de Sylvie Oullieux . "contribution à l'histoire de la pharmacie : les pharmaciens de la grande armée" Université Claude Bernard Lyon I, 5 décembre 1986.

 

 

SOMMERFOGEL Antoine (1791-1833)+

Né le 8 août 1791 à Dieuze dans la Meurthe d'un père horloger.

Sous-aide-major requis en Allemagne le 11 avril 1819.

Rappelé à Paris le 18 janvier 1810 par ordre de Bruno, premier pharmacien de l'Armée, suite aux intentions du Ministre.

Aux hôpitaux de la 11ème division le 21 mars 1810. A l'armée d'Espagne le 18 décembre 1811 puis licencié le 16 mai 1814.

Sous-aide-major à l'hôpital militaire de Calvi le 8 avril 1831. Aux hôpitaux du corps d'Occupation d'Afrique le 21 juin 1833.

Décédé du choléra à Oran (Algérie) à l'âge de 42 ans.

 

SONDRETON ()

 

Il est proposé le 14 juillet 1811 pour remplacer Arnette au corps du Prince d'Eckmaulh (corps d'Observation de l'Elbe) comme aide-major. Il est alors sous-aide-major à ce corps et déjà compris comme aide-major dans l'organisation du corps du Rhin.

 

SUREAU Marie Mathieu (1781-1812)+

Né le 24 mai 1781 à Saumur, il exerce à la pharmacie à Brest comme apothiciare de la Marine puis 1ère classe à la Garde Consulaire le 10 novembre 1800.

A l'hôpital de la Garde des Consuls à Paris (hôpital du Gros-Caillou) le 25 janvier 1802.

"la confiance qu'il inspire lui valut plusieurs choix honorables ; ses collègues le nommèrent prévot de l'ancien collège de pharmacie ; il était de la société de médecine du département de Paris, membre du Lycée des Arts et du Conseil d'Administration : il fut cinq ans secrétaire général de la Société de pharmacie de Paris et enfin, il fut nommé par sa Majesté, pharmacien en chef de la Garde. Ce dernier titre l'attachait à l'armée, mais il n'y fut point appelé pendant la campagne de Prusse, d'Allemagne ou d'Espagne.

Une chute de cheval qu'il fit il y a deux ans, pense lui coûter la vie et dès ce moment, sa santé s'affaiblit de jour en jour. Il était dans des états de souffrances habituelles lorsqu'il reçu l'ordre de partir faire son service à l'armée de Russie. M Sureau aimait trop ses devoirs pour consulter ses forces. Il se rendit à son poste avec son fils, jeune homme plein de zèle et dont les soins assidus soutinrent longtemps son courage. Une dysentrie vint attaquer tous les deux. Ils furent plusieurs mois hors d'état d'exercer leurs fonctions. Une pénible convalescence, semblait laisser encore quelqu'espoir lorsque la rigueur de l'hiver les obligea de suivre à pied les mouvements de l'armée. Pendant la route, Sureau le fils porta son père dans ses bras l'espace de dix lieues. M. Sureau forcé de s'arrêter à Koenigsberg y succomba, agé de 53 ans". Notice nécrologique de Sureau (bulletin de pharmacie 1813 p83-84.)

Il sera remplacé par SJ Brunoy comme pharmacien en chef de la Garde par décret du 11 février 1813.

Son fils survécu et devint pharmacien aide-major à l'hôpital de la garde impériale.

 

TAVENET Edme François (1794-1813)

Né le 30 mars 1794 à Montargis dans le Loiret, d'un père tanneur, il fait 4 ans d'études.

Surnuméraire requis à l'hôpital militaire de la Garde Impériale ou hôpital du Gros Cailloux à Paris.

L'appréciatoion que lui attribue les Officiers de santé en chef le 3 septembre 1812 est la suivante :

"pendant 10 mois qu'il a été requis, il a rempli les devoirs que lui impose sa professsion avec toute l'intelligence et l'exactitude possible".

A la fin de l'année , il sollicite une place de pharmacien sous-aide à l'armée.

Sous-aide-major au 1er corps d'Observation de l'armée du Rhin le 21 janvier 1813.

Il décède le 17 juillet 1813 à l'hôpital militaire de Liegnitz (ville du sud ouest de la Pologne, actuelle Legnica) à l'âge de 29 ans.

 

TOUET Louis Auguste (1785-)

Né le 31 décembre 1785 au Mans dans la Sarthe d'un père marchand de vin.

Il fait cinq année d'étude chez M. Chomet pharmacien rue du Faubourg Saint Honoré.

Premier prix d'histoire naturelle en l'an 10 à l'Ecole Centrale du département de la Sarthe.

Second prix de botanique remporté an l'an 12 à l'Ecole de pharmacie de Paris.

Sous-aide-major à la cinquième division le 121 novembre 1805.

Au premier corps de réserve à l'hôpital de Boulogne, Ardres puis Montreuil le 31 mai 1806.

Aide-major aux armées d'Allemagne le 30 mars 1809 et mis en disponibilité le 28 février 1810.

Aide-major à l'armée d'Espagne le 21 juin 1810 et licencié le 1er juin 1814.

Sous-aide-major à l'hôpital militaire de Landau le 14 janvier 1815.

Aide-major au 1er corps d'armée le 11 avril 1815.

A l'hôpital de Nancy le 24 avril 1816.

Licencié le 3 décembre 1818.

 

TREUER Louis ( 17xx-1813)+

Né à Neuenstein en Wurtenberg.

Libéré de la conscription selon les lois du Grand Duché de Bade.

On apprend par une lettre écrite de Vorms (Allemagne) le 22 décembre 1808 :

"qu'ayant été mis en réquisition le 1er février 1807 pour l'hôpital militaire de Vorms, il y a fait son service avec tout le zèle et l'exactitude possible jusqu'au 1er novembre 1808, époque où le petit nombre de malades a nécessité la levée de sa réquisition. Désirant continuer un Etat qu'il exerce depuis 20 ans et jaloux de rester au service de sa Majesté l'Empereur, il a déjà fait il y a six mois une demande à son excellence pour être commissionné".

Licencié puis réemployé comme élève en pharmacie à Vorms.

Sous-aide-major requis à l'hôpital militaire de Mayence le 14 octobre 1812.

A la Grande Armée commissioné le 1er mai 1813.

Décédé à Dresde le 24 juillet 1813 (lettre de Daru, le 30 juillet 1813).

Lettre de sa femme au Ministre de la guerre le 20 février 1816 :

"Louis Treuer, feu mon mari en son vivant, pharmacien-sous-aide, natif de Neuenstein pays de Wurtenberg avait servi en qualité pendnat sept annnées dans les hôpitaux militaires français.

L'an 1813, il fut commissionné par son Excellence le ministre de la guerre et envoyé à Dresde, c'était là où la maladie alors régnante l'enleva et me laissa avec mes trois enfants malheureux dans la misère.

Le gouvernement français lui doit encore ses apointements de huits mois, ce qui, à raison de cent francs par mois, font la somme de huit cent francs...C'est la seule qui m'est restée, ma situation est déplorable.

 

 

VILLETTE Gabriel-François ( 1743-18xx)

Né à Verneuil-au-Perche le 4 novembre 1743. Fils de Gabriel Villette, apothicaire en cette ville, et de Marie-Thérèse Dervaux.

A 22 ans, il est reçu maître apothicaire à Verneuil-au-Perche puis l'année suivante en 1767 il est reçu pharmacien après un examen passé à Paris.

Il participe à la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique comme pharmacien en chef aux armées puis Inspecteur en chef des hôpitaux de la marine à Brest le 20 janvier 1779 et en janvier 1780 apothiciare-major de la prévôté à Paris.

Durant la Révolution, la Commission de salut public le nomme pharmacien de 1er classe : il participe aux différentes campagnes de la Révolution et celles du début des guerres napoléoniennes.

Sous le Consulat, il dirige la pharmacie de l'hôpital militaire de Trèves jusqu'en frimaire an X.

Il sert alors à l'armée de Bayonne jusqu'au 21 avril 1803 et ensuite à l'armée des Côtes à Brest.

Il est admis à la retraite en 1804 à l"aube de l'Empire après 25 ans de service.

En 1809, il fait paraître à Paris un opuscule sur les médicaments de sa composition destiné au traitement de la goutte et des rhumatismes.

 

 

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