Référence : Thèse de Oullieux Sylvie. "contribution à l'histoire de la pharmacie : les pharmaciens de la grande armée" université Claude Bernard Lyon I, 5 décembre 1986.

Philippe-Joseph ECKELBOUT (1791-1835)

Né le 19 mars 1791 à Dunkerque de parents bourgeois. Surnuméraire à l'hôpital militaire de Dunkerque où il est requis le 1 er janvier 1806 au premier août 1809.

Sous-aide-major au 1er corps d'armée de réserve à Boulogne le 2 août 1809 puis à l'armée de Hollande le 9 août 1809. Au hôpitaux militaires de la 17 ème division en Hollande le 28 décembre 18010.
Au corps de réserve Ewesel le 28 mai 1812.

A la Grande Armée le 2 juin 1812, il rejoint Berlin et fait le service dans les hôpitaux de Stettin en Pologne jusqu'au 23 septembre 1812. Cette période est notifiée dans le journal de PI Jacob qui quitte Paris le 1er juin 1812 et arrive à Wesel en Allemagne.

" les pharmaciens qui devaient ainsi que moi faire partie du service de santé de la division qui se formait à Wesel étaient MM Duparc aide-major, Erckelbout et Martin, sous-aides, ces deux derniers très jeunes et depuis peu de temps au service. Le médecin est M Dumestre. La division était à peine à demi formée lorsqu'elle reçoit l'ordre de se porter en avant".

Il part de Wesel le 23 juin 1812, séjourne à Berlin du 5 juillet au 9 août puis à Stettin du 12 août au 25 septembre. Le 24 septembre 1812 Jacob reçoit l'ordre de se rendre au 9 ème corps d'armée avec tous le personnel du service de santé de la division : Eckelbout suit le même itinéraire,

Passé au 9 ème corps d'armée du maréchal Victor il fait la campagne de Russie.

Il est fait prisonnier à Kowno le 11 décembre 1812 et il est libéré le 28 octobre 1814.

Ses notes au dossier pour 1811-1812 indiquent "bon sujet, exact, sera un pharmacien distingué, vu son peu d'ancienneté et sa jeunesse".

Licencié le 15 août 1815. Aide-major le 26 mai 1829. A l'armée d'Afrique en 1830, il meurt du choléra à Alger, le 21 août 1835 à 44 ans.

 

ESCALIER Jean-Baptiste (1782-1805)

Né le 25 décembre 1782 à Cosne dans la Nièvre;

Il rentre le 19 brumaire an 14 à l'ambulance de la première division du troisième corps de la Grande Armée établie à Ganring.

Il décède le 20 brumaire an 14 (novembre 1805) des suites de ses plaies résultants d'un incendie. Il avait 23 ans.

Coste dans ces notices parle avec exaltation de la fin tragédie du 3ème classe Escalier "l'un épuisé de fatigue se propose en vain de trouver quelques heures de repos dans la grange abandonnée que le crépuscule du soir offre à peine à sa vue, entre Maria-Zell et Lihenfeld. Le pharmacien de 3ème classe Escalier s'y croit en sécurité. Le malheureux s'y endort, accablé sous le poids de la lassitude... en un clin d'oeil l'asile devient un bûcher funèbre de ceux qui y sont réfugiés : en un instant les cendres de Lescalier se trouvent confondues avec celles des animaux.. Lescalier n'était pas ancien a service. La douceur de son caractère, son exactitude et sa bonne conduite au camp de Bruges, l'avait fait appelé à la Grande Armée. Étrange et fatale destinée assurément"

 

EUSTACHE Raymond-Henry (1788-)

Né à Beziers en 1778, il reçu les "premiers principes de chirurgie " de son père, 1er chirurgien major de l'hôpital militaire de Beziers (lettre de sa mère du 24 ventose an 5).

3 ème classe requis à l'armée des Pyrénées orientales le 19 juillet 1794 à l'hôpital de Beziers le 5 mars 1796 puis réformé le 1er février 1797.

il fait la campagne d'egypte où "il est fait prisonnier des arabes et leur émissaire à Alexandrie ; chargé dans cette ville de la flottille qui remontait le Nil ; chargé du service des pestiférés pendant 6 mois, chargé du ravitaillement en médicaments pendant le siège d'Alexandrie" (lettre du Ministère le 6 avril 1812).

A l'armée des Côtes le 9 octobre 1804.

Aide-major à la Grande Armée le 15 juin 1807 puis à l'armée d'Espagne en mars 1810 puis rentre sans autorisation et est licencié sur plainte le 22 avril 1811.

C'est selon le pharmacien principal Guerette "un mauvais sujet noté pour immoralité et son inconduite" (lettre du 6 mars 1810 à Salamanque).

 

FAUCHE Jean-Baptiste (1777-1839)

Né le 19 mai 1777 à Agen.

Aide-major requis à l'armée des Pyrénées le 22 octobre 1795.

Aide-major au camps de Boulogne le 4 septembre 1803 et à la Grande Armée le 27 février 1806.

Major à la grande armée le 27 septembre 1806 au 8ème corps : il assiste à la bataille de Iena et de Friedland.

Il est au 4 ème corps de le Grande Armée se rendant en Espagne le 11 décembre 1808.

Balland cite Brault, dont le discours prononcé aux obsèques de fauché trace ainsi le portrait "nourri de fortes études, d'une érudition profonde et variée, parlant plusieurs langes de l'Europe, tout travail intellectuel lui était facile ; tout ce qui sortait de sa plume portait l'empreinte de la lucidité de ses pensées, de la rectitude de son jugement. Très versé dans les sciences naturelles, la botanique qui avait pour lui des attraits particuliers"

C'est ainsi qu'il fixa l'attention du maréchal Soult, qui commandait le corps d'armée, ce dernier l'honora de son amitié.

Principal à la Grand Armée le 9 avril 1813. Il fait en cette qualité la campagne de Saxe et est pharmacien en chef du 4ème corps.

Licencié le 1er juin 1814.

Major à l'hôpital de Bayonne le 18 novembre 1814 puis au dépôt de médicaments de Lyon le 28 janvier 1815.

Pharmacien chef de l'armée des Pyrénées Occidentales, le 27 janvier 1823.

Major au dépôt de médicament de Lyon le 24 février 1824 puis principal au même dépôt le 13 octobre 1824.

Pharmacien en chef, 1er professeur à l'hôpital d'instruction du Val-de-Grâce le 10 janvier 1825.

Inspecteur membre du conseil de santé militaire le 25 avril 1825. Décède le 7 décembre 1839 à 62 ans.

 

FLAMANT Charlemagne-Cyprien (1786)

Né le 17 juin 1786 à Paris, son père est maître en pharmacie.

Sous-aide-major à l'armée d'Italie le 19 septembre 1805.

A l'armée de Dalmatie le 5 mars 1807 et passé avec les divisions de cette armée à celle d'Allemagne (État des pharmaciens en chef de cette armée du 16 octobre 1809).

Sous-aide-major à l'ambulance de la Garde par décret impérial du 17 décembre 1811.

Fait prisonnier le 10 décembre 1812 à la retraite de Moscou près de Wilna. Il reste prisonnier en Russie deux ans et demi puis rentre en France fin janvier 1815.

Sous-aide-major au 6ème corps de l'armée du Nord le 11 avril 1815.

Aide-major aux ambulances de la Garde le 31 mai 1815. licencié le 1er septembre 1815.

Sous-aide-major à l'hôpital de Nancy le 13 mai 1817. Aide-major à l'armée des Pyrénées le 27 janvier 1823 puis à l'armée d'espagne le 27 janvier 1824 et licencié le 2 février 1825.

Dans ses deux lettres du 25 janvier 1817 adressées au Ministre de la guerre, il est fils d'un "ancien pharmacien en chef d'armée qui pendant 25 ans a constamment lutté contre les ennemis des Bourbon et que le roi à son retour en France, a fait l'honneur de nommer Chevalier de l'ordre Royal de la Légion d'Honneur et pharmacien de ses menus plaisirs" Laubert et Malatret sont d'anciens collègues de son père.

 

FORTIN Edme-Guillaume (1784-1819)

Né le 7 septembre 1784 à Paris, son père est bourgeois propriétaire. La durée de ses études est de 4 années.

Il est 3ème classe au camp de Brest le 20 octobre 1804 et à la Grande Armée au 7ème corps en juillet 1806.

Au 10ème corps en avril 1807 puis au corps de réserve à Stargard le 16 mai 1807. Sa belle conduite dans ce corps doit être rappelée "pendant la campagne de 1807, étant simple Officier de 3ème classe, il fut attaché à l'hôpital militaire de Stuttgard près de Dantzig. Cet hôpital contenait plus de 1000 blessés. Le typhus moissonna successivement tous les médecins et chirurgiens. Resté seul, Fortin ranima la courage des habitants, assainit l'hôpital y rétablit l'ordre et la propreté, détruisit toutes les causes physiques d'insalubrité et sans autre guide que son zèle, eut la gloire et le bonheur de faire cesser l'épidémie et de sauver 900 blessés". (Balland).

Il obtient les félicitations de l'Empereur et la décoration de l'ordre de la Réunion pour le zèle qu'il avait déployé. Sur la recommandation de Cadet de Gassicourt qui relate cet acte d'éclat, Larrey consent à lui confier le transport des corps embaumés des Maréchaux Lannes et Saint-Hilaire ainsi que le séchage des corps réalisés à Strasbourg.

Le 23 mars 1810, il écrit à Cadet de Gassicourt et lui décrit le travail qu'il a accompli. Il démissionne le 7 juillet 1810 pour cause de maladie.

"à son Excellence le ministre de l'Administration de la guerre. Monseigneur, voilà la sixième année que j'ai l'honneur de servir comme officier de santé pharmacien, mon état continuellement maladif et souffrant m'empêchant de continuer aucun service actif, fait que je supplie votre excellence de bien vouloir accepter ma démission... fait à Paris le 7 juillet 1810. Pharmacien aide-major, chargé de l'embaumement et de la translation du corps de feu son excellence le Duc de Montebello demeurant chez son père, propriétaire des Bains Montesquieu.

Licencié le 31 juillet 1810. Reçu maître en pharmacie il exerce ensuite dans la capitale.

Décède le 29 octobre 1819 à 35 ans.

 

GACHON Louis-Antoine (1772-)

Né le 12 décembre 1772 à Crest dans la Drome, son père et fabricant de coton.

Fait quatre années et demi d'étude de pharmacie.

3ème classe commissionné le 1er octobre 1792 pour l'armée d'Italie, pharmacien élève à l'armée des Alpes le 10 juillet 1793 puis à l'armée d'Orient le 1 nivose an 8, à l'armée d'Italie le 22 messidor an 8 puis à l'armée de Naples le 15 juin 1806.

Il est promu aide-major à l'armée de Naples le 30 juin 1806 puis à l'armée d'italie le 27 juin 1809. Ses notes au dossier "bon pharmacien se conduisant bien".

Major à la Grande armée le 1 er mai 1813, employé à l'hôpital de Magdebourg en 1814. Licencié le 1er juin 1814.

Aide-major au 6ème corps à Paris le 11 avril 1815 puis à l'hôpital de Nancy le 5 mai 1815. Licencié le 5 octobre 1815 à 42 ans.

 

GALEY Jean-Bertrand (1782-

Né le 19 septembre 1782 à Saint Girons dans l'Ariège.

Entré à 18 ans au 3ème Régiment d'artillerie à pied le 26 décembre 1803 comme conscrit de l'an 11.

Au camp de Brest au 7ème corps, en mer les six derniers mois de l'an 13. L'an 14 en Autriche, de 1806 à 1807 en Prusse et en Pologne.

3ème classe le 25 janvier1807, attaché près du pharmacien en chef Constanty, il est blessé à Eylau d'un coup de lance puis à Bertenstein d'un biscayen. Au 4ème corps à Thorn (état de Brunoy le 25 avril 1807) puis aide-major à la Grande Armée le 27 mai 1809.

Au corps d'observation de l'Elbe en 1811.

Major le 11 octobre 1811 au 1er corps de la Grande Armée en Russie. Il a le pied gelé lors de la retraite de Moscou.

En 1813 il est en Allemagne et en 1814 il est prisonnier de guerre à Wittenberg en Saxe le 12 janvier 1814 et conduit en Russie. Licencié le 1er juin 1814.

Au corps d'armée du général Mouton le 9 mai 1815. Il raconte comme suit sa nomination à cet emploi "je me trouvais chez M. Le Lieutenant Général Mouton Duverney lors du débarquement de Napoléon, je le suivi à Lyon où je remplis les fonctions d'aide de camps auprès de lui tout le temps qu'il reste dans cette ville : il me chargea même de quelques missions importantes auprès du général Debelle qui commandait les troupes qu'on opposait au duc d'Angouléme.
Arrivé à Paris, le général Duverney me fit nommer pharmacien major de la division qu'il devait commander au 2ème corps d'armée du Var. Il est licencié le 23 juillet 1815.

Reçu maître en pharmacie à l'école de Montpellier, le 10 septembre 1818.

Il occupe ensuite des fonctions importantes dans son département : il est membre du jury médical du département de l'Ariège en 1823 puis Capitaine de la garde nationale en 1830.

 

GALLOIS

7 août 1813
"les inspecteurs estiment que M. Gallois, pharmacien sous-aide-major à la Grande Armée, au sujet duquel ils ont été consultés par M. le Chef du Bureau du personnel, n'est point encore susceptible d'obtenir l'avancement sollicité vu son peu d'ancienneté dans le service".

GANNAL Jean-Nicolas (1791-)

Né en 1791 à Sarrelouis. Il est préparateur de Gay-Lussac.

Sous-aide-major au corps d'Observation de l'Elbe le 12 août 1811.

Durant la campagne de Russie, il est capturé le 10 décembre 1812 et il est conduit à Wilna. Il parvient à s'échapper et rejoint le quartier général de la Grande Armée à Dresde, 6 mois plus tard, le 19 juin 1813 où il est employé aussitôt (rapport fait au ministre le février 1817).

Jacob conte ses péripéties ; "A cette époque (juin 1813), il arriva à Dresde un jeune pharmacien sous-aide appelé M. Gannal, plein d'activité, de force et de résolution. Échappé des mains des Russes aux environs de Wilna , il traverse seul avec des peines infinies la Lithuanie, le Grand Duché de Saxe ; ne voyageant que la nuit, se cachant, se reposant le jour dans les bois, il s'approchait des habitations qu'avec extrême précaution; pour oser aborder les hommes et se confier à eux, il fallait que la faim le forçat de demander un morceau de pain".

Attaché au général Vandamme comme aide de camp "en raison de sa connaissance de la langue allemagne".

Il est fait prisonnier à Kulm le 30 août 1813.

Entre à l'hôpital de la Garde. Après Waterloo, il rentre comme préparateur chez Thenard et dès 1828 poursuit des recherches sur la conservation des cadavres pour l'anatomie (Balland).

Il rencontre un vif succès si l'on en croit Jacob "Monsieur Gannal est aujourd'hui connu de tout Paris, où il s'est fait une grande réputation comme embaumeur".

Il bénéficie même d'illustres défunts tel Desgenettes (Venot).

 

  • J.-N. Gannal, Histoire des Embaumements et de la préparation des pièces d'anatomie normale : l'édition de 1841 est librement consultable sur Googlebooks.
  1. Biographie par Germain Sarrut 1838 (voir Google Books).

 

 

GARNIER Louis-jacques (1783-

Il est né le 19 avril 1783 à Vibrais dans la Sarthe ses parents sont aubergistes.

3ème classe le 11 pluviose an 12 au camp de Bruges.

Sous-aide-major à la Grande Armée, 3ème corps, à Linz pendant avril 1806 (état de Brunoy le 1er mai 1806).

3ème classe, 4ème corps, 2ème division de Bromberg (état Brunoy 25 avril 1807).

Aide-major à la Grande Armée le 24 juin 1807 puis à l'armée d'Espagne le 21 juin 1810. Il est employé comme aide-major à la pharmacie de l'hôpital militaire de Léon.

On a retrouvé le retrouver dans un "état nominatif des Officiers de Santé pharmaciens attachés à la place de Léon, dressé d'après les ordres de son Excellence Monseigneur le Ministre Directeur de l'Administration de la guerre".

 

 

GAUTHIER Jean-Louis-César (1784-)

Né le 6 février 1784 à Corbeil en Seine et Oise.

Sous-aide-major à l'hôpital militaire de Saint Denis le 20 avril 1804 puis Val-de-Grâce le 30 octobre 1804.

Sous-aide-major à la Grande Armée, le 13 mars 1807. Aide-major à la Grand Armée le 30 mars 1809.

Il demande à être licencié à la fin de mai 1809.

Licencié le 14 juillet 1810.

 

GERAD Jean-baptiste (1772-1856)

Né le 5 avril 1772 à Vesoul.

il aurait été soldat au 54 ème Régiment dés le 13 juillet 1791 à 19 ans.

3ème classe à l'armée de la Moselle le 19 janvier 1794 puis 2ème classe à l'armée du rhin le 23 septembre 1802 et 1er classe au camp de réserve le 1er février 1804.

Duriau arrivé le 25 décembre 1805 à Lintz rend visite à M. Gérard qui est alors chargé du service de l'hôpital.

Jacob le cite dans son journal le 11 décembre 1806 lorsqu'il atteint Varsovie : "le lendemain de mon arrivée, je suis allé faire e service à l'hôpital de l'Arsenal ouvert tout récemment et dont M. Gérard était le pharmacien chef" il a alors 34 ans.

Gérard passe ensuite à l'armée d'Illyrie puis revient en Allemagne si l'on croit l'Etat du 16 octobre 1809 "un des pharmaciens les plus instruits et les plus méritants de l'armée d'Illyrie, du grade de Principal".

A la 17ème division le 20 décembre 18010.

Principal au dépôt de médicament à la haye le 30 mars 1811 "l'un des meilleurs comptables, des plus actifs et des plus honnêtes" (État du 25 avril 1811).

Principal à la Grande Armée le 21 mars 1813.

Les travaux de Balland montrent qu'il est au 11ème corps en Silésie où il fait des observations qui lui permettent de publier "lettre sur une presse particulière employée en Silésie pour exprimer le lait caillé" dans le Journal de Pharmacie en 1815. Licencié le 1er juin 1814.

Major à l'hôpital militaire de Montaigu le 18 novembre 1814.

Principal au corps d'armée formé à Beauvais le 25 mars 1815 puis licencié le 16 août 1815.

Major à l'hôpital militaire de Montaigu le 24 septembre 1816. major le 3 mai 1819 à l'hôpital de Picpus. Prend sa retraite le 19 mai 1825 à l'âge de 53 ans. Il décède le 27 avril 1856 à l'âge de 84 ans.

 

GOUVERNEUR Jean-François (1777-1832)

Né le 31janvier 17l'77 à Longwy son père est bourgeois négociants.

Il fait 3 ans d'étude chez Dupreit, pharmacien à Longwy.

Élève requis aux hôpitaux militaires de longwy et de Metz le 1er septembre 1791 puis à l'hôpital de Thionville.

Élève aux armées de Moselle et de Sambre et Meuse le 27 floréal an 2.

Aux armées de Mayence le 13 floréal an 6.

A l'hôpital militaire de Luxembourg le 24 nivose an 9. Licencié le 24 thermidor an 9.

3ème classe au camp de Bruges le 15 vendémiaire an 12 puis 2ème classe au même camp, le 1er février 1804. A la Grande Armée au 3ème corps.

Il est fait prisonnier sur le champ de bataille d'ulm le 11 octobre 1805 relâché quelques jours après.

3ème classe au 6ème corps de la Grande Armée à l'hôpital militaire n°1 d'Augsbourg en avril 1806 (état de Brunoy le 1er mai 1806).

2ème classe à la réserve de cavalerie, 3ème division le 15 juillet 1806 (État de Villemanzy)

1ère classe à la Grande Armée provisoirement le 25 avril 1807puis à la Grande Armée confirmé dans ce grade le 15 juin 1807.

Il reste à la réserve de Cavalerie jusqu'au mois de mai 1809 date à laquelle il passe aux ambulance du quartier général.

Voici les appréciations qui lui sont données : "le premier pharmacien des armées d'Allemagne, ancien Inspecteur Général du Service de Santé près le Ministre de la guerre, déclare que M. Gouverneur a constamment rempli les fonctions de son grade avec infiniment de zèle, d'exactitude et d'assuidité ; que tous les rapports qui lui ont été fats par les Officiers en chef sous lesquels il a servi ont toujours été à son avantage ; enfin sa conduite morale, les connaissances et les services de ce pharmacien major méritent de fixer l'attention du Gouvernement., aujourd'hui surtout où il accorde des récompenses à ceux qui s'en sont rendus dignes et il n'hésite pas de la dire, Monsieur Gouverneur est de ce nombre depuis longtemps" Au quartier général à Vienne le 25 juillet 1809. Brunoy.

"je suis entièrement de l'avis de M Brunoy sur le compte de M Gouverneur et j'aime à lui rendre cette justice l'ayant vu chargé d'un service très pénible et s'en acquitter avec autant de zèle que d'intelligence" Le Premier Chirurgien des Armées, Inspecteur général Heurteloup.

"je certifie que M Gouverneur a servi avec beaucoup de zèle et de distinction aux ambulances du quartier général impérial pendant toute cette campagne, qu'il s'est trouvé sur le champ de bataille les 21 et 22 mai et les 5 et 6 juillet ainsi que les ambulances et que sa conduite a été digne d'éloges" L'ordonnateur en chef Joinville.

Principal au quartier général du 4ème corps d'armée d'Allemagne le 13 janvier 1810;

Principal du 5ème arrondissement de l'armée d'Allemagne à Wurtzbourg le 13 mars 1810.

Major à l'hôpital militaire de Bayreuth le 1 mai 1810. Aux hôpitaux militaires de la 11ème division le 29 octobre 1810.

Il ne peut se rendre à sa destination étant "en convalescence d'une maladie très grave" à Francfurt sur le Mein. les maux dont il est affligé proviennent de ses longues campagnes ; il souffre de douleur rhumatismales et de violents maux de tête qui ne le quitteront plus jusqu'à la retraite de Russie. Nous avons vu disent les Officiers de santé en cet de l'hôpital de Bayonne cet officier de santé tellement affecté de céphalée qu'elle lui a occasionné le vomissement ; nous avons reconnu que les douleurs qu'éprouve le sujet sont des suites d'une ancienne gale, du froid des extrémités et de tout ce qui peut arrêter la libre circulation du sang et des vaisseaux de la tête".

Major au corps d'armée formé à Vérone le 25 janvier1812.


Principal provisoire à la Grande Armée le 9 juillet 1813 sur la proposition de Laubert, accepté par l'Intendant Général Dumas. Il dirige le service pharmaceutique de la réserve de Cavalerie pendant la campagne de Russie au quartier général de ce corps à Wilna. Il évacue Wilna le 10 décembre 1812. Jacob le cite dans son journal "Gouverneur se repose alors dans la pharmacie de l'hôpital de Wilna".

Sa santé s'est dégradé pendant la retraite, "les fatigues et les grands froids qu'il a supportés dans cette campagne, lui ont causé aux pieds et aux mains des engelures qui demanderont beaucoup de temps pour se guérir".

A Berlin le 10 février 1813. A Leipzig le 10 mars 1813 où, selon la nouvelle organisation du service pharmaceutique, il est attaché au premier corps d'armée.

Principal titulaire de la Grande Armée le 21 mars 1813 (campagne de Saxe). Licencié le 1er juin 1814.

Major à l'hôpital de Thionville le 14 janvier 1815. Admis à la solde de retraite le 1er juin 1832 à 55 ans. Il décède cette même année.

 

GOUVERNEUR Nicolas-Joseph (1778-1812)
GREHAN Félix-Antoine (1787-)

Né le 17 janvier 1787 à Coeuvre dans l'Aisne de parents épiciers. Il fait 4 ans d'études chez M. Josse pharmacien à Paris, rue des cinq diamants.

Selon un rapport présenté au Ministre et approuvé par ce dernier le 16 décembre 1806;

"Le sieur Comiac, pharmacien sous-aide de l'hôpital sédentaire de Strasbourg a été nommé le 29 septembre dernier pour être attaché en sa qualité à la grande Armée. Il est remplacé par François Léo, qui lui-même est remplacé à Metz par Grehan lequel étant né le 17 janvier1787 ne se trouve point compris dans aucune des classes de la conscription. Il a été admis comme bon par MM. les Inspecteurs Généraux.

Sous-aide-major le 16 décembre 1806 à l'hôpital militaire de Metz puis au 1er corps de la Grande armée le 13 mars 1807,

Détaché en 1809 du 1er corps pour faire la campagne d'Autriche, il passe à la 2ème division de cuirassiers qu'il abandonne à Vienne pour faire le service de l'hôpital.

Attaché au quartier général du 3ème corps à Brunn. Lorsque son corps part, il suit ses mouvements à la 3ème division puis est détaché à l'hôpital de Magdebourg du 10 juin 1810 jusqu'au 16 décembre 18010;

Sous-aide-major à l'hôpital militaire de Leyde le 20 décembre 1810. Il réitère sa demande d'avancement qu'il avait faite en 1809. On y voit sa situation financière délicate. "Gréhan, pharmacien sous-aide à Leyde, au Ministre Directeur... Leyde le 12 juillet 1810. le soussigné pharmacien sous-aide-major à l'hôpital de Leyde... pour être à même de secourir plus avantageusement son respectable père sans qu'il se trouve continuellement privé d'une partie des choses nécessaires à la vie et à l'entretien, supplie Votre Excellence de lui accorder le grade pharmacien aide-major, grade qu'il avait déjà demandé pour lui pendant la dernière campagne d'Autriche, et que la dissolution de la Grande Armée d'allemagne n'a sans doute pas permis de lui être accordé"

Aide-major à la 24ème division le 4 juillet 1811 puis au 1er corps de l'elbe, le 22 octobre 1811.

Il fait la campagne de Russie et perd ses papiers au passage de la Berezina.

Il assiste au décès de son collègue François Chaumont à Wilna ; il se porte témoin à Leipzig le 15 mars 11813. Attaché au 2ème corps 2ème division en juin 1813.

 

 

GRIMAL Joseph (1789-)

Né le 2 novembre 1789 à Gourdon dans le Lot.

État de contrôle n°782.

Conscrit en 1809, réformé.

Sous-aide-major aux armées d'Allemagne le 11 avril 1809, à l'armée d'Espagne le 21 juin 1810.

GROSLAMBERT Antoine-Henry (1772-1832)

Né le 22 février 1772 à Baume dans le Doubs.

Sous-aide-major aux hôpitaux du Rhin le 22 novembre 1792 puis aide-major à la même armée le 21 mars 1796..

Il occupe la chaire de physique et de chimie à l'Ecole centrale de Porrenthruy le 16 septembre 1799.

Major le 22 novembre 1803 à l'armée d'italie. Chargé de la direction du service pharmaceutique de tous les hôpitaux de l'armée d'italie.

principal au corps d'Observation d'Italie le 15 janvier 1813 et fait avec ce corps qui se réunit à la Grande Armée la campagne de Saxe et deSilesie. Licencié le 1er juin 1814.

Major, deuxième professeur à l'hôpital militaire d'Instruction du Val-de-Grâce le 8 janvier 1815. Puis à l'hôpital militaire de Besançon le 28 janvier 1815.

Principal au 9ème corps d'armée le 25 septembre 1815. licencié le 1 août 1815.

Major à l'hôpital militaire de Besançon le 24 septembre 1815 et à celui ce Bordeaux le 23 décembre 1823.

Principal à Bordeaux le 13 octobre 1824 et à Toulouse le 20 juin 1815, à la Pharmacie Centrale le 23 juin 1826.

Il décède du choléra le 9 avril 1832 à l'âge de 60 ans.

Appréciations " 3ème trimestre 1810 :très distingué dans son art et l'un des sujets les plus précieux du service de santé". "13 juillet 1811, pharmacien très distingué , de l'instruction, le mauvais état de santé le rend êu propre au service actif. M. Groslambert possède de vastes et profondes connaissance en chimie, en physique et en histoire naturelle, ce qui l'a fait classer depuis longtemps parmi les pharmaciens les plus distingués des armées".

 

GUYOT François (1754-1809) +

Né en 1754? à Dannevoux dans la Meuse.

Fait les campagnes de Prusse et d'Allemagne aux armées d'Allemagne.

Pharmacien de 1ère classe décédé d'une fièvre pestilentielle le 3 mars 1809 en Espagne où il a suivi la garde.

Nous avons une lettre de sa veuve "A son Excellence Monseigneur le Ministre Directeur...Monseigneur.

Marie-Jeanne-Adelaide Leblanc veuve Guyot à l'honneur de vous prévenir que depuis le mois de février, elle a eu l'honneur d'adresser à son Excellence le Ministre de la guerres ses réclamations pour les hardes, linges, bijoux et argent et même le papier pour la recette des appointements qu'il lui était du comme pharmacien de l'ambulance de la garde impériale. Il se nommait François Guyot âgé de 55 à 56 ans natif de Dannevoux département de la Meuse. il est mort à Victoria en Espagne, le 3 mars 1809.
Depuis cette époque, je suis resté veuve avec cinq enfants en bas âge, sans aucun moyen d'existence que le travail de mon pauvre mari, le seul enfant qui aurait pu s'être utile est soldat de l'administration de l'ambulance de la garde impériale, il est en Espagne depuis 10 mois où je crois qu'il a pèri n'ayant n'ayant eu aucune nouvelle depuis son arrivée. Voila Monseigneur, la position d'une malheureuse mère de famille à qui on devriat porter secours comme épouse d'un homme employé à l'armée et que les campagnes de Prusse, de Russie et d 'Espagne ont tué. J'ai fourni le certificat de non divorce qui m'a couté 45 franc que j'ai empruntés, oserais-je supplier; Votre Excellence, de prendre ma position en considération en me faisant servir ce que est légitimement du à mes petites orphelins... Avignon, le 28 novembre 1810, Veuve Goyot".

 

GUYOT Gabriel (1786-)

Né le 7 janvier 1786 à Etain dans la Meuse, de parents aubergistes.

3ème classe commisionné le 20 brumaire an 14.

2ème classe le 29 août 1808. Il est en Espagne lorsqu'il est nommé aide-major ainsi que Jacob et Daspect à la 24 division militaire le 18 décembre 1811. Guyoy ne rejoint Paris que le 23 avril 1812.

Rapport présenté au Ministre le 23 avril 1812 : "motifs des propositions par lettre datée de Bruxelles le 15 du mois courant, le commissaire Ordonnateur de la 24ème division rend compte...que tous les Officiers de Santé qui ont été mis à sa disposition, par la décision de son Excellence du 18 décembre dernier, le Sieur Leseure, chirurgien aide-major est le seul qui soit arrivé.
les autrres officiers de santé qui ont été nommés pour la 24ème division le 18 décembre dernier, n'y ont été envoyé pour assurer le service des hôpitaux de cette division, il sont été retiré d'Espagne parce qu'ils sont jugés susceptibles d'obtenir de l'avancement et que son Excelleence les avait destinés à remplir les postes qui deviendrait vacants dans les grades immédiateemnt supérieurs à celui pour lequel ils sont commissionnés".
ils devraient attendre de nouveaux ordres dans la ème division. les autres officiers de santé () sont les Sieurs Daspect, Jacob, Guyot, pharmaciens aides majors.

Il leur a été prescrit devenir à Paris au lieu de suivre la première direction qui leur avait été donnée. Les Sieurs Daspect et Jacob ne sont pas encore arrivés. on ne peut attribuer leur retard qu'à la difficulté de voyager en espagne. Quant au Sieur Guyot, il vient d'arriver à paris..."

Aide-major à l'hôpital militaire de Strasbourg.

Major à la grande Armée le 28 juillet 1812 en remplacement de Daubrebis "prisonnier à Wilna le 10 décembre 1812 où il était resté chargé du service de la pharmacie d'un des hôpitaux en vertu de l'ordre de M. le pharmacien en chef de l'armée".

Licencié le 6 novembre 1814.

Aide major à l'hôpital de Montmédy le 2 mai 1815.

Aide major à l'hospice civil de Mézières le 17 juin 1817. Remplacé le 22 septembre 1817.