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Selon la thèse de Sylvie OULIEU "contribution à l'histoire de la pharmacie : les pharmaciens de la grande armée" université Claude Bernard Lyon I, 5 décembre 1986

 

ABERERI

Cité par COSTE suite à son décès.

"Nous faisons à Vienne, une perte sensible dans la personne de M. Abéréri, pharmacien de 3ème classe. Ce jeune Tyrolien était rentré plein de vie et d'ardeur dans un service qui a terminé sa vie en moins de trois semaine".

ABRAHAM Jérome (1792-1813)

Né le 13 août 1792 à Langres (Hte Marne).

Durée des études : deux ans et demi. Nommé aide-major à la Grande armée au Corps de l'Océan à Mayence, le 15 janvier 1812.

Prisonnier près de Wittepsk (état du 15 février 1813), il est porté disparu à l'âge de 21ans.

AGEE Emile-Scoevola (1794-1813)

Né le 29 juin 1794 à Boran (Oise). durée des études 19 mois.

Conscrit en 1814 car le tirage lui est favorable et il n'est pas appelé en 1813. Il obtient une commission de sous-aide-major à la Grande Armée le 1er mai 1813 et il est attaché au Grand Quartier Général de la Grande Armée du Mein.

Une lettre adressée au ministre de la guerre par le mandataire de sa famille et datée du 19 juillet 1814 décrit les circonstances de son décès à l'âge de 21 ans :

" ce jeune homme parti pour Mayence en avril ou mai 1813 où il supporta les fatigues de la guerre et fut employé à l'hôpital de Fribourg en Saxe sous les ordre de M. Héré pharmacien-major de l'hôpital. En septembre 1813 il fut atteint d'une maladie dont il succomba le 29 du dit mois ; les Autrichiens étaient entrés à Fribourg le 24, de sorte que M. Héré fut obligé de se sauver la nuit et ne put emmener ce jeune homme à cause de l'état de sa maladie".

 

AILLOUD Pierre (1792-1813)

Né le 14 août 1792 à Bordeaux de parents hôteliers. Durée d'étude 3 ans.

Sous-aide major à la Grande Armée il est nommé au Corps de l'Elbe le 12 octobre 1811.

Présent au 1er corps de la Grande Armée le 9 juillet 1812, il est fait prisonnier lors de la retraite de Russie et disparu en 1812 ou 1813 à l'âge de 21 ans comme ses prédécesseurs dans cette liste.

ANDRE Antoine (1776-)

Né le 14 juin 1776 à Brioude (Hte Loire) de parents marchands.

Sous-aide major requis à l'armée d'Italie le 3 février 1795 puis sous-aide-major titulaire dans cette même armée du 10 mars 1796 au 2 août 1801 où il est licencié par mesure générale.

Sous-aide-major aux hôpitaux militaires de la 26 ème division le 22 janvier 1807, à l'hôpital de Bringen près de Mayence puis aide-major attaché à la Grande armée le 2 mai 1808 puis à l'armée d'Espagne le 9 novembre 1808.

Il est nommé major à la même armée le 21 janvier 1813. Par décret impérial du 6 juillet 1813, il est désigné à la première division de cavalerie commandée par le général Soult puis major à l'armée du Midi le 16 mai 1814.

Licencié le 1er juin 1814 par mesure générale il est major au Corps d'observation des Pyrénées orientales le 7 juin 1815 puis licencié le 16 août 1815. Il est admis au traitement de réforme à partir du 1 juin 1814.

 

ANDRIEUX Auguste (1794-)

Né le 4 mai 1794 à Nantes, son père est capitaine de goélette. 4 années d'études.

Conscrit de 1814 mais ajourné par le Conseil de recrutement du département de la Seine en avril 1813 pour "faiblesse de constitution".

Sous-aide-major à la Grande Armée le 9 août 1813, il est attaché à l'ambulance du quartier général du 11ème Corps d'armée et étant blessé il a été obligé de rentrer à l'hôpital de la Salpétrière (lettre du 19 février 1814) et licencié le 1er juin 1814.

ANDRY Marie-Féry-Louis-Alexandre (1788-1813?)

Né le 26 mars 1788 à Mons (Jémmapes), orphelin il a comme tuteur un juge de la cour d'appels. Il est conscrit de 1808.

Employé à la pharmacie générale des hospices civils et militaires pendant 6 ans en qualité d'élève en pharmacie puis trois mois à l'hôpital militaire de Bruxelles.

3 ème classe surnuméraire à cet hôpital durant deux mois le pharmacien en chef Mariotte porte cette appréciation " dans ce courts espace de temps, j'ai remarqué beaucoup de zèle, d'assiduité à se mettre au fait du service pharmaceutique militaire ; il a des connaissances en pharmacie et en chimie suffisamment étendues pour remplir avec connaissance de cause telle place que l'on désirera lui confier, il est d'un caractère doux, docile".

Sous-aide-major à la 17 ème division le 9 octobre 1811, il s'engage à Bruxelles en 1812 en qualité de pharmacien, attaché aux ambulances.

Son départ pour l'armée a lieu la même année, au 112 ème régiment d'infanterie de ligne. A la Grande Armée le 19 mai 1812 à la division formée à Cologne, ces notes aux contrôles en 1812 : "exact, zélé, éducation soignée qui donne d'heureux présages". Sa position est inconnue en 1813.

 

ANGIBOUT Pierre-Jérome (1794-1813)

Né le 6 novembre 1794 à Paris, il fait 2 ans d'étude.

Élève surnuméraire à la pharmacie du Val-de-grâce il devient sous-aide major à la Grande Armée au quartier général de Mayence le 19 janvier 1812.

Employé à Polock le 9 juillet 1812, il est resté prisonnier, malade à Koenigsberg lors de la retraite de Russie (état du 15 février 1813). Sans nouvelles depuis cette époque, il avait 20 ans.

ARNAUD Hector (1793-)

Né le 10 août 1793 à Chambery de parents propriétaire.

Après deux années et dix mois en apprentissage chez M Bouchet maître apothicaire à Chambery. Soumis au tirage au sort en fin d'année 1812, il n'est appelé pour aucun contingent.

Commissionné pharmacien-aide-major à la Grande Armée il est licencié le 29 décembre 1813 pour cause d'infirmité mais il est nommé sous-aide au corps de Colmar le 8 janvier 1814 et licencié à nouveau le 1 juin 1814.

ARNETTE Jean-Pierre (1772-1813) +

Né le 27 novembre 1772. Élève à l'armée de Moselle le 15 août 1792, 3ème classe à l'armée du Rhin le 13 mars 1800 puis réformé le 13 mars 1801.

Sous-aide major à l'armée de Saint-Domingue le 23 décembre 1802, il est fait prisonnier en avril 1804 et conduit en Angleterre d'où il revient le 1 novembre 1806.

Aide-major à l'armée de Dalmatie le 22 janvier 1807 puis à l'armée d'Italie le 12 avril 1808 il est licencié le 10 février 1811.

Il est nommé Aide-major à la Grande armée le 26 avril 1811 au corps d'observation de l'Elbe (prince Eckaulh) mais son adresse donnée lors de son licenciement étant fausse il est impossible de lui faire parvenir son ordre de service et un rapport daté du 14 juillet 1811 et adressé au ministre prévoit son remplacement par Sondreton alors sous-aide.

Aide-major à l'hôpital de Munster, 25 ème division le 27 décembre 1811 puis à la 17 ème division le 13 septembre 1812.

Aide-major à la Grande armée le 9 avril 1813.

Il est employé à l'hôpital militaire de Torgau en Allemagne, Serullas était alors le pharmacien principal de cet hôpital et Roget pharmacien major.

Il est hospitalisé comme malade le 24 décembre 1813 et il y décède le lendemain à 41 ans. Le typhus et la dysenterie faisaient des ravages dans cette ville assiégée où de nombreux soldats et des pharmaciens ont laissé leur vie.

 

ARNOUILLAU Jean-Florent (1794-)

Né le 15 juin 1794 à Dollon (Sarthe) de parents marchands de bois. Temps d'étude 3 ans chez M. Chauvin pharmacien au Mans.

Sous-aide-major au Corps d'observation de l'Elbe le 18 février 1813 au 1er corps d'armée du général Vandamme puis nommé pharmacien à Magdebourg.

Il est prisonnier du 11 au 30 décembre 1813 puis licencié le 1er juin 1814.

ASTIER Charles-Benoit (1771-1835)

Né 6 mars 1771 à Montdauphin en (Hautes Alpes).

Surnuméraire à l'hôpital militaire de Montdauphin du 2 mai 1781 au 2 juillet 1786 puis à l'hôpital de Toulon le 30 décembre 1787.

Sous-aide-major à l'armée de Midi le 15 octobre 1792 il fait partie des hôpitaux ambulants de l'armée d'Italie le 21 février 1793.

Aide-major à L'hôpital militaire de Toulon le 18 juin 1793 puis major à l'armée d'Italie le 29 août 1798 puis à l'hôpital d'Alexandrie le 30 mars 1809. Il est alors détaché à l'hôpital de Toulouse pour diriger la fabrication de sirop de raisin pour l'approvisionnement des hôpitaux des armées du Nord, le 20 juillet 1810. il s'agit de trouver des succédanés au sucre de canne en cette période de blocus afin de fabriquer des sirops.

Pharmacien principal à la grande armée le 21 mars 1813, il a 42 ans. Un état du 22 novembre 1813 le présume prisonnier dans la place de Torgau en Saxe (à l'est de l'Allemagne). Il se fait remarquer lors de l'épidémie de typhus qui lui vaudra la Légion d'honneur pour ses services rendus durant le siège.

Il est licencié le 1 juin 1814 et mis à la demie-solde.

Major à l'hôpital de Toulouse le 14 janvier 1815 et principal à l'armée de la Loire le 27 mai 1815, il est de nouveau licencié le 16 août 1815 et retrouve l'hôpital de Toulouse
Il est remplacé le 24 avril 1816 car "Astier donne par intervalle des marques très manifeste d'aliénation d'esprit, mais en même temps, les longs et utiles travaux de M Astier, ses talents distingués, l'estime dont il jouit et sa malheureuse position m'engagent à faire les plus vives recommandations auprès de votre excellence pour qu'elle lui accorde la meilleure retraite de pharmacien principal" Maréchal Comte de Sabran commandant la Haute Garonne.

Mis à la retraite le 2 août 1816 (1800 francs), il décèdera à Toulouse en 1835, 19 ans plus tard à l'âge de 64 ans.

Documents "réponse au docteur Valli sur la propriété antifermentescible et antiputrescible de l'oxide rouge de mercure et du camphre" 1815. Bibliothèque de France :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61335109.image.r=astier+charles.langFR.f6.pagination

 

ATOCH Jean-Bertrand (1790-)

Né le 12 février 1790 à Saint-Cyr (Seine et Oise). Son père est chirurgien au Prytanée militaire français. il fait des études 3 ans chez M Ciros pharmacien à Versailles.

Sous-aide-major commissionné le 11 juin 1808 pour l'armée d'Espagne licencié provisoirement le 16 juillet 1813.

Sous-aide-major du Grand Duché de Berg le 22 août 1813. Licencié en 1814.

AUBRY Louis-Prosper (1795-)

Né le 14 février 1795 à Charly sur Marne dans l'Aisne. son père est maire de Charly. Il a fait 2 ans d'études.

Élève pharmacien à l'hôpital du Val-de-Grâce. il répond aux questions qui lui sont faites sur sa demande ce qui a comme effet de le faire employer en qualité de pharmacien aux hôpitaux de l'armée, le 1er juin 1813.

N'obtenant pas de commission, il use d'une recommandation : "le Sieur Salaun, fournisseur de bois de l'Ecole impériale polytechnique demande que le sieur louis-prosper Aubry, que l'Inspection de Santé a admis comme très bon pharmacien sous-aide, soit employé, dés à présent en cette qualité. Il annonce que le père de ce jeune homme est Maire de Charly et chargé d'une nombreuse famille" rapport du 20 septembre 1813.

Sous-aide major à la Grande Armée le 7 octobre 1813. Licencié le 1er juin 1814.

 

AUDOUARD Maximilien-Gaspard (1785-)

Né le 12 octobre 1785 à Castres dans le Tarm d'un père pharmacien..

Il fait 4 ans d'études : un an chez M. Vergnès, maître en pharmacie à Montpellier, pendant lequel "il s'est comporté avec honneur et a rempli avec zèle et distinction les différentes fonctions de son art" et l'année 1808 il suit avec assiduité les cours de botanique, d'histoire naturelle, de chimie et de pharmacie de l'Ecole Spéciale de pharmacie de Montpellier.

Il est conscrit de 1806 mais il n'a jamais été appelé. A 23 ans il fait sa demande dans le Service de santé militaire.

Sous-aide-major à l'Armée de Dalmatie le 10 mars 1809. A l'hôpital de Dignano (Nord est de l'Italie) en 1812 où il est chargé comme chef du service de l'hôpital.Le 26 janvier 1812, il demande au ministre sa mutation "c'est après vingt ans d'âge et trois d'un service irréprochable que j'ose vous prier de m'accorder mon changement pour l'armée de l'Elbe, avec augmentation de mon grade".

Aide-major à la Grande Armée le 5 août 1812, au 9 ème corps.

Major à la grande Armée, au corps de réserve de cavalerie le 15 avril 1813. Licencié le 1er juin 1814. "intelligent, exactitude, bonne mesure et bonne conduite" sont ses notes aux contrôles.

 

AURANT Jean-Louis-Andromaque (1792-)

Né le 16 novembre 1792 de parents restaurateurs. Il fait son apprentissage chez M. Lecomte apothicaire, 77 rue neuve des petits champs Paris 1er;

Sous-aide-major au corps de l'Elbe le 12 octobre 1811 au 1er corps de la grande Armée

 

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